La désalpe
En des temps anciens, les teneurs de montagnes passaient l’été à l’alpage avec un troupeau de quarante à cinquante vaches, leur permettant de fabriquer un fromage par jour, voir plus durant les premières semaines d’alpage. Certains louaient alors des vaches pour composer un beau troupeau.
Aujourd’hui encore, les paysans mènent leur troupeau à l’alpage durant la belle saison, afin de profiter de l’herbe présente. Au village, on en profite pour amasser le foin qui nourrira le troupeau en hiver.
En automne, à la fin du mois de septembre, quant les hauts pâturages sont broutés, le troupeau redescend en plaine. C’est la désalpe (ou la rindya, en patois). Comme à l’époque, tous est préparé telle une grande fête. Les vaches sont particulièrement bichonnées. On leur pend des clochettes, on les fleurit, et on orne les plus belles d’un buisson noué sur la tête. Une partie du troupeau porte également les sonnailles (grosses cloches) portant les initiales du propriétaire.
Quant tout est prêt, les armaillis revêtent leur bredzon, le capet et le beau loyi (poche à sel). La canne à la main, ils guident ces vaches qui savent qu’elles sont prêtes pour le grand voyage.
Au village, les réjouissances du retour se préparent …




















































